17 avril 2012 - Le frais cresson bleu

Après des températures spectaculaires en mars, avril envoie du lourd : de la pluie et du froid. Même le Puy-de-Dôme s'est décoloré en blanc. Au milieu de ces changements radicaux de temps, ma colonie survit et s'adapte. Aujourd'hui, alors que le soleil était de la partie, je suis allé ouvrir et analyser la ruche. Et l'observer.

Le nourrisseur contient encore un peu de nourrissage ; je le laisse en place.
La hausse que j'ai installée est déjà largement colonisée et cirée sur les cinq rayons du milieu. [Pour rappel : le couvain de la Carnica se développe également en hauteur et ne reste pas dans le corps : il déborde dans la hausse. C'est le cas ici -> Ne pas installer de grille à reine, considérer la première hausse comme quasiment non récoltable.] En revanche, les cadres de rives sont délaissés : heureusement que je n'ai pas choisi de la Dadant 12 cadres !
J'ai donc un corps colonisé à 8/10, avec du couvain, du miel et du pollen en quantité. Et une hausse colonisée à 5/9 avec du couvain, du pollen et du miel.

Le comportement sanitaire est bon : propre est la planche d'envol et sortis de la ruche les cadavres sont.

Avec le froid hivernal de ces derniers jours et la rareté du soleil depuis 4 jours, je suis ravi que mes abeilles volent aujourd'hui. Même si je constate que l'horaire utile est très limité : entre 11h et 16h, je dirais. Il y a donc foule à la planche d'envol. Et si le vent s'y met et empêche les butineuses de se poser tranquillement, il y a même une sérieuse agitation. Une frénésie et du bourdonnement...

... qui ne sont pas sans rappeler une fièvre d'essaimage... Sont-elles en train d'essaimer, ou bien non ? Comment le savoir à coup sûr ? Quelle douloureuse incertitude...